| Un passion en noir et blanc Pour certains artistes, le métissage cultureln’est pas un simple concept que l’on défend dans les débats. Il s’agit de l’essance véritable de leur art. C’est le cas de Zifa Ericson, un musicien suédois qui a grandi au Congo et qui sillonne l’Afrique pour rencontrer d’autres artistes et échanger des expériences. Zifa Ericson est un artiste assez étonnant Suédois, il chante en lingala et lorsqu’il parle,l’accent congolais détein. Un accent trahissant ses liens avec un Congo(ex Zaire) ou il a passe seize ans de sa vie. L’artiste qui a sortie trois album ne s’est pas contenté de son public suédois: il a ressenti le besoin de faire connaître son travail dansa le continent africain qui continue de le fasciner. Lorsqu’il parle de l’Afrique, son regarde pétille de passion et l’on comprend son désarroi face à la guerre qui a sévi au Congo, ce pays où il est arrivé lorsq’il etait encore bébé. "mes parents sont des missionaires et c’est lorsque j’avais un an qu’ils sont partis vivre à Semendua, un petit bourg qui se trouve à 700 kilomètres de Kinshasa. J’ai grandi tout près de la forêt equatoriale avec les enfants du village et il n’avait pas de différenc entre nous, Ils ne me considéraient pas comme un étranger, mais comme un des leurs ", se souvient Zifa qui a quitté le pays pour faire ses études en Suède alors que ses parents sont restés au Congo. même durant la guerre. " Mon propre pays c’est le Congo et mon rêve le plus cher c’est de retourner vivre là-bas", serine-t-il. Son groupe est pas ailleurs un véritable creuset cultrurel avec des musiciens venus d’horizzons divers, entre Africains et Européens. Pour une musique au croisement de toutes les frontières. " Il y a des percussions congolaises, de la batterie suédoise et ceux qui m’assurent le choeur sont de Congolais". Il écrit ses textes, compose les mélodies et reprend souvent des chansons traditionelles congolaises. En défenseur du continent noir qu’il porte dans son coeur, ses texte dénoncent les préjugés et l’impérialisme économique. " Dans les commerces entre l’Europe et l’Afrique, c’est toujours l’Europe qui en tire plus de profits parce que c’est un relation baseé sur l’injustice. Il y a beaucoup de pays africains qui n’ont leur indépendance que sur du papier parce que qu’ils restent économiquement parlant colonisés. Et je crois que c’est aux Africains de chercher les solutions á leurs problèmes ". Quelque part dans sa tête, les événements de la Rd Congo demeurent une obsession. " C’est dur pour ce pays de se relever après le passage de Mobutu. Et il ya un problème de confiance qui se pose au niveau du peuple. Les Congolais ont du mal, après ce qu’ils ont vécu, à avoir confiance aux dirigeants. C’est comme une blessure et il faut du temps pour qu’elle se cicatrise." Aussi à l’aise avec la musique europèenne qu’avec la musique africaine, Zifa affirme trouver plus de spontanéité dans cette dernière. Mais la rencontre entre les deux genres " est enrichissante". " Il y a un échange de sensibilité permettant d’expérimenter d’autres techniques et cela rapporte beaucoup à l’artiste. Il faut être très ouvert pour qu’il y ait une fusion et non une confrontation". Aminata Sophie DIEYE, Walfadjri, Senegal |
© Blue Goat Music